La population neuchâteloise votera le 14 juin 2026 sur l’introduction d’une disposition sur le droit des aîné·es dans la Constitution cantonale

Le 14 juin prochain, la population neuchâteloise se prononcera sur un décret modifiant la Constitution de la République et Canton de Neuchâtel (Cst. NE), intitulé « Pour la reconnaissance des aînées et des aînés dans la Constitution ». Il s’agit, suivant les exemples genevois et fribourgeois, d’introduire un nouvel art. 34 al. 3 Cst. NE, dont la teneur serait la suivante : « L’État et les communes veillent à favoriser la participation, l’autonomie, la qualité de vie et le respect de la personnalité des aînées et des aînés ».

L’âgisme et le validisme – respectivement les discriminations basées sur l’âge et la situation de handicap – portent gravement atteinte aux droits fondamentaux des personnes âgées, en particulier lorsqu’elles se trouvent en situation de handicap psychique.

Isolement, précarité, manque de reconnaissance des apports à la société, lacunes dans l’accès aux soins, placements en EMS ou en appartements avec encadrement imposés pour des raisons économiques, voire hospitalisations forcées, restent aujourd’hui encore des réalités trop fréquentes et largement invisibilisées.

Si le texte soumis au vote ne crée malheureusement pas d’obligations juridiques contraignantes, cet ancrage constitutionnel représenterait toutefois un levier important en faveur de la mise en œuvre de politiques publiques plus inclusives, centrées sur la dignité, la participation et l’autodétermination des aîné·es. Il appartiendra ensuite aux autorités politiques responsables de prendre des mesures concrètes pour que la portée de cette nouvelle disposition, si elle emporte l’adhésion du peuple, ne reste pas essentiellement symbolique. Mais cette disposition constitutionnelle aurait de toute façon au moins le mérite de consolider la reconnaissance comme interlocutrices de premier plan des associations engagées pour les droits des seniors et/ou des personnes en situation de handicap et de leur permettre d’influer davantage sur le développement des politiques publiques.

L’association romande Pro Mente Sana encourage ses membres à voter et faire voter pour l’introduction de cette disposition favorable au renforcement des droits des aîné·es dans la Constitution neuchâteloise !